Confrérie Saint-Étienne

La confrérie Saint-Étienne a été créée lors de l’assemblée générale constitutive du 27 février 1999, association établie dans les conditions prévues par la loi du 1er juillet 1901 et le décret du 16 août 1901.
La confrérie Saint-Étienne a pour objet de regrouper dans une association fraternelle des habitants de la commune d’Esse et des personnes pouvant éventuellement être intéressées. La confrérie participe à l’organisation des ostensions septennales et des cérémonies qui s’y attachent. Elle participe également au maintien ou à la remise en honneur de l’histoire et des traditions locales. Elle adopte tous les moyens permettant de poursuivre ces objectifs et de concourir à l’enrichissement spirituel de ses membres. Les membres actifs, personnes physiques dont le nombre est illimité, se soumettent aux statuts, et au règlement intérieur et paient une cotisation annuelle dont le montant est fixé en assemblée générale.


Actuellement, la confrérie est constituée de 22 membres.
La composition du bureau est la suivante :
Premier Bayle : Jean-Marie COURIVAUD
Second Bayle : Michel VIGNAUD
Secrétaire : Nathalie COURIVAUD
Secrétaire adjoint : Antoine DEBERNARD
Trésorier : Joseph GRANDCOLIN
Trésorier adjoint : Bernard LEBOEUF

L’histoire des reliques d’Esse

Le plus ancien document faisant état de l’existence de reliques à Esse date du XVIIème siècle. Ce document précise que le curé Psalmet Faulte a fait part au clergé romain de son souhait de posséder des reliques. C’est le 21 octobre 1660 que le desservant d’Esse obtint de Monseigneur François de Lafayette l’autorisation d’exposer publiquement à la vénération des fidèles, les ossements de reliques de plusieurs saints : Saint-Hilaire, martyr, Sainte-Victoire, martyre, Saint-Florian, martyr, Saint-Bon, martyr, Saint-Natal, martyr, Saint-Joachim, martyr, Saint-Sévère, martyre.
Enchassés en 1660 au cœur des reliquaires, ces premières reliques ont été complétées à une époque inconnue par des ossements des reliques de Saint Anselme, puis, en 1892, par ceux de Saint-Étienne, patron de la paroisse, de Saint-Eugène et par un morceau de la vraie croix.
A la différence peut-être des saints de cités limousines, celles d’Esse ne présentent pas de différence pour des personnages locaux ou régionaux, pour les évêques ou évangélisateurs du diocèse de Limoges, mais plutôt pour des saints de provenance diverses et plus ou moins connues ; ceux-ci se signalant par une fidélité à leur religion pouvant aller jusqu’au martyr. Le cérémonial des ostensions tient une place très importante. La sortie des reliques a lieu le lundi de Pâques. Les reliques effectuent un petit parcours escortées par une partie de la garde d’honneur.
Le drapeau des ostensions est hissé au sommet du clocher où il flottera jusqu’à sa destruction par le temps.
La cérémonie de clôture se déroule en présence de toutes les confréries limousines et des paroisses ostensionnaires le lundi de Pentecôte, dans un bourg entièrement fleuri.
Les chasses dorées, portées par douze jeunes de la paroisse et escortées par 25 gardes armés, prennent le parcours immuable de la procession, long de plus de 2 kilomètres. La procession s’arrête à chacune des 5 croix où sont récités prières et chants. La garde présente les armes au moment de la bénédiction de la croix. Vers 17 heures, le cortège est de retour à l’église où est donnée la bénédiction du Saint-Sacrement.
Nos ostensions limousines, inscrites depuis 2014 au patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’Unesco, auront lieu à Esse le 29 mai 2023.

Qu’est-ce que les ostensions ?

Le mot « ostensions » se rattache au verbe latin ostendere, qui veut dire montrer (tout comme, d’ailleurs le terme « ostensoir » qui, dans le vocabulaire religieux, désigne une pièce d’orfèvrerie destinée à contenir l’hostie consacrée et à l’exposer à la vénération des fidèles). Les ostensions sont donc des cérémonies, religieuses à l’origine, typiquement limousines puisqu’elles ont pris naissance à Limoges, cité placée sous la protection de Saint-Martial, évangélisateur, au IIIème siècle, du Limousin, du Rouergue, de l’Aquitaine, du Poitou et de la Saintonge. Elles consistent en l’exposition solennelle et en la vénération des reliques des saints.

Historique succinct des ostensions

En l’an 944, sévissait à Limoges et dans les environs une épidémie terrible dite « Mal des Ardents ». En fait, il s’agit de l’ergotisme, intoxication provoquée par la consommation régulière de farine de seigle ergoté. En effet, l’ergot du seigle renferme une série d’alcaloïdes, dont la plupart suffiraient à faire classer l’ergot parmi les champignons vénéneux. Le clergé exposa à l’adoration du peuple le chef de Saint-Martial et récita les chroniques du temps, l’épidémie cessa.
Ce fut la première « ostension », mais, jusqu’au début du XVIème siècle, ces cérémonies étaient occasionnelles, soit pour supplier les saints en cas d’inondations, d’incendies, de famines, soit pour honorer un personnage exceptionnel de passage…
C’est seulement à partir de 1512 (ou 1519) que les habitants de Limoges prennent l’habitude d’organiser des ostensions septennales, qui se sont perpétuées jusqu’à nos jours.